Aux fabricants, l’obligation d’afficher les informations nutritionnelles sur leurs produits. À nous de les lire, car l’impact est bel et bien réel .Du coup, que doit-on regarder ?

LES INFORMATIONS NUTRITIONNELLES
L’étiquetage nutritionnel comprend les informations relatives au contenu en énergie et en nutriments. Généralement, elles sont indiquées pour 100 g (ou 100 ml) de produit, et parfois aussi par portion. Les informations nutritionnelles obligatoires sont : la valeur énergétique(en kilocalories – kcal – et kilojoules – kJ), les quantités de graisses, d’acides gras saturés, de glucides, de sucres, de protéines, et de sel. L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSA) a établi des recommandations, les apports nutritionnels conseillés (ANC) pour chaque aliment. Il s’agit du pourcentage d’apports nutritionnels en fonction de nos besoins quotidiens. Ils se divisent de la manière suivante : 55% d’apports doivent provenir de glucides, 30% de lipides et 15% de protéines.
Ces besoins en énergie (donc calories) se calculent en fonction du sexe, de la taille, de l’âge et du poids. En moyenne, une femme adulte doit consommer entre 1800 kcal et 2200 kcal par jour, tandis qu’un homme doit se situer entre 2400 kcal et 2600 kcal.

D’autres informations peuvent également être renseignées de manière volontaire, comme la teneur en vitamines et minéraux, ainsi que certaines affirmations telles que « riche en fibres » ou « source de vitamine C ». Mais est-ce vraiment complet ? Ces informations nutritionnelles sont bien sûr nécessaires, mais elles ne nous disent pas absolument tout sur les aliments. Pour ça, nous avons une autre alliée.

Dans cette liste, les ingrédients sont rangés par ordre décroissant d’importance, c’est-à-dire du plus au moins abondant. Cela permet de se faire rapidement une idée de la composition et de la qualité du produit. Il faut garder en tête que moins il y a d’ingrédients, mieux c’est : il n’y aura donc pas d’additifs ou d’ingrédients industriels superflus. Ce qui fera aussi une grosse différence, c’est l’ordre des ingrédients. En effet, il faut privilégier les produits sur l’étiquette desquels apparaissent en premier les ingrédients auxquels on s’attend le plus (le chocolat, par exemple, pour une mousse au chocolat). Un autre point important sera la qualité des ingrédients, laquelle varie en fonction du prix. L’idéal est de privilégier les aliments bio, et pour la viande, que la certification « 100% pur muscle » soit affichée.

Les plats cuisinés, ne sont plus réservés aux pauses dej’ de cinq minutes mais ont bel et bien fait leur entrée dans notre quotidien. En effet, selon un étude de l’Inpes (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) parue en avril 2010, la proportion de personnes déclarant avoir consommé un plat tout prêt au moins une fois par semaine a nettement augmenté, passant de 32,2% en 2002 à 47,3% en 2008. Il faut cependant les consommer avec modération puisque beaucoup d’acides gras trans (agents de texture) y sont utilisés comme stabilisateurs. Ils aident à rendre les aliments plus fermes et moins rapides au rancissement. On y trouve aussi beaucoup de sels, de colorants et d’arômes artificiels. Les marques et distributeurs n’étaient en effet pas contraints d’indiquer l’origine et le pays d’abattage de la viande contenue dans leurs plats cuisinés. Cette affaire avait alarmé les associations de consommateurs, qui n’ont eu de cesse de réclamer une nouvelle loi encadrant ce problème.

Bonne nouvelle, à partir du 1er janvier 2017,  l’origine des produits transformés devra être indiquée sur les étiquettes s’ils contiennent au moins 8% de viande et 50% de lait.

Consommation : Appendre à bien lire les étiquettes
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